Anne-Laurence Petel confirme la domination macroniste sur Aix - MarsActu

par MarsActu

13 juin 2022

La majorité présidentielle a pu compter sur les bons scores d'Anne-Laurence Petel à Aix. La candidate d'Emmanuel Macron se qualifie pour le second tour face à la Nupes avec une réserve de voix à droite.

Aix-en-Provence, un village peuplé d’irréductibles marcheurs résiste encore et toujours à la Nupes et au Rassemblement national (RN). Alors qu’à Marseille la majorité présidentielle peine à maintenir ses sortants et à installer les nouveaux alliés, la 14e circonscription des Bouches-du-Rhône conforte la sortante Anne-Laurence Petel. La candidate d’Emmanuel Macron arrive en tête de ce premier tour des élections législatives avec 30 % des votes. Elle affrontera le dimanche 19 juin Hélène Le Cacheux de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui s’est qualifiée pour le second tour avec 25,8% des voix.


La soirée électorale de ce dimanche 12 juin avait pourtant mal commencé dans le quartier général d’Anne-Laurence Petel. À 20 heures, quand les premières estimations nationales tombent, la majorité présidentielle est au coude à coude avec la Nupes. “Il va falloir se battre dans l’hémicycle, commente la candidate Renaissance. Mais me retrouver avec seulement une poignée de députés Ensemble dans le département ça m’inquiète beaucoup”. Car au-delà de sa simple réélection comme députée de la 14e circonscription, Anne-Laurence Petel voulait ancrer le parti d’Emmanuel Macron localement. “J’aimerais bien avoir vite les scores des copains”, glisse-t-elle à son équipe.


Mais pas le temps de s’inquiéter, les résultats dans la circonscription tombent. Vers 21 h 30, les applaudissements fusent. La vingtaine de soutiens présents scande : “30 % et cinq ans de plus”. La candidate reste pragmatique. “Le score sur Aix correspond à celui d’Emmanuel Macron. Cela veut dire que nous n’avons pas perdu d’électeurs, souligne la marcheuse. Il va donc falloir aller chercher les hésitants et ceux qui ont voté à droite. Je compte sur l’esprit de responsabilité des citoyens qui ont voté pour Michel Boulan.” Le candidat n’a dimanche soir par à appeler à voter pour elle dans le communiqué actant sa défaite mais la suppléante de Petel, Josy Pignatel, se montre plus enthousiaste. “Je pense que la circonscription sera à nous car Hélène Le Cacheux n’a pas de réserve de voix”, pose-t-elle d’emblée.


“Les résultats ne sont pas proportionnels à notre engagement, regrette un militant. On a beaucoup été sur le terrain et on a organisé des actions alors qu’Hélène Le Cacheux, on ne l’a pas vu avant la semaine dernière.” De son côté, la candidate de la Nupes se montre optimiste pour le scrutin de dimanche prochain. “Le taux de participation reste faible, mais dans les quartiers populaires on arrive à mobiliser les électeurs. De toute façon quand il y a 50% d’abstention il y a toujours des marges de manœuvre”, indique la membre de la France insoumise (LFI). Elle affiche l’objectif national de son mouvement : “C’est la première étape pour se débarrasser d’Emmanuel Macron, notre objectif est de sortir un maximum d’élus de la majorité présidentielle”.


Les Républicains se font discrets à Aix pour cette soirée électorale. Par communiqué, Michel Boulan remet la faute sur le parti. “La famille politique dont je suis issu est restée atone et a totalement disparu des écrans depuis la présidentielle. Je savais tout cela bien avant de m’engager et pourtant je l’ai fait”, affirme-t-il. Le candidat de la droite, maire de Châteauneuf-le-Rouge bénéficiait pourtant d’un soutien de taille à Aix en la personne de Sophie Joissains, maire UDI de la ville. Après un rapide passage au bureau centralisateur en début de soirée, elle “a dû rapidement partir”, indique son équipe, avant de commenter les résultats par communiqué plus tardivement. “J’y vois les prémices d’une reconstruction à venir”, dessine la maire d’Aix. Mais avant la reconstruction, il y a le second tour des législatives qui se jouera sans la droite aixoise de la dynastie Joissains.